Maladies Neuro-dégénératives : Alzheimer et Parkinson

ALZHEIMER

QU'EST CE QUE LA MALADIE D'ALZHEIMER ?

 

C'est une maladie neurodégénérative, c'est-à-dire que les neurones dégénèrent et meurent. On associe souvent la maladie d'Alzheimer à la perte de mémoire car ce sont effectivement les neurones localisés dans la région de l'hippocampe, siège de la mémoire, qui sont les premiers atteints. Malheureusement, petit à petit, d'autres zones du cerveau seront touchées et mèneront à la disparition progressive des capacités d'orientation dans le temps et dans l'espace, de reconnaissance des objets et des personnes, d'utilisation du langage, de raisonnement, de réflexion...

 

 

 

On entend souvent que la personne qui souffre de la maladie retombe en enfance. C'est effectivement un retour à l'immaturité neurologique constaté dans les premières années de vie. Cependant, alors qu'un jeune enfant découvre la vie pour progressivement gagner en autonomie, une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer va, petit à petit, la perdre. Ne pas comprendre que l'on risque de s'égarer en sortant seul tout en se « sentant » adulte est un paradoxe qui rend l'accompagnement difficile et subtil.

 

Le terme de « maladie d'Alzheimer » est aujourd'hui abusivement utilisé pour évoquer différentes maladies où apparaissent ces même troubles, en particulier lorsqu'ils surviennent au-delà d'un certain âge.

 

Afin de proposer à la personne malade des activités adaptées, il va falloir tenir compte d’un côté de ses difficultés « cognitives », c’est à dire ses difficultés de concentration et de mémorisation des informations récentes, et, de l’autre, ses centres d’intérêt passés et présents.

 

Rien ne se fera sans son adhésion et sa participation !

E. GUILLEMIN

Spécialisée dans la prévention et l'accompagnement des personnes atteintes de maladies dégénératives, j'ai suivi les formations (niveau I et II) de Nelly SEBON, Sophrologue Caycédienne spécialiste des maladies neurodégénératives.

J’interviens ponctuellement dans un centre d’accueil de jour pour personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (et maladies apparentées), ainsi que lors de séminaires destinés aux aidants. 

LA SOPHROLOGIE CAYCEDIENNE ET ALZHEIMER

 

Séance individuelle ou à deux (aidant-aidé), durée 45 min. :

 

  1. Echange (difficultés rencontrées, élaboration d'un protocole personnalisé)

  2. Séance de Sophrologie Caycédienne (env 20mn)

  3. Description de ses ressentis

  4. Mise en place des exercices à réaliser dans la vie quotidienne

 

 

 

 

Les recherches en neurosciences nous démontrent la plasticité neuronale et l’influence du stress sur les pathologies neurodégénératives. La Sophrologie Caycédienne, avec sa méthode rigoureuse est un outil permettant aux patients de découvrir leurs propres capacités à ressentir leur corps et s’en approprier tous les potentiels : être reconnu dans ses capacités plutôt que dans ses incapacités !

 

Les résultats des séances sont très prometteurs quant à la stimulation des capacités résiduelles des aidés (troubles comportementaux, capacités mnésiques, attentionnelles…) et la stimulation des capacités de bientraitance des aidants encore trop souvent accablés par le fardeau de l’accompagnement.
 

La répétition des exercices permet de s’approprier les ressentis et stimuler la plasticité neuronale ainsi que les neurones miroirs. Pour cela, différents exercices spécifiques sont proposés, adaptés bien sur en fonction de la capacité attentionnelle de chacun. Le point commun de ces exercices est de toujours mettre en lien le corps et la respiration pour une prise de conscience des sensations positives amorcées et agir sur les facteurs émotionnels néfastes.

 

La SophrologieCaycédienne permet de :

 

  • assurer la vigilance (par différentes postures), la tonicité est réveillée par les stimulations

  • développer les capacités attentionnelles et de concentration

  • travailler sur le schéma corporel et son rapport au temps réactif la mémoire senso-perceptive, immédiate, à court et long terme

  • revaloriser l’estime de soi et développer l’autonomie afin d’améliorer la qualité de vie

  • apprendre à se délester de ses craintes, peurs et angoisses pour être présent aux capacités positives résiduelles de notre être cher

  • réussir à ne pas projeter sur la personne déjà fragilisée par la maladie, ses propres interrogations et restreindre l’impact émotionnel négatif qui risque de majorer le stress, en lien avec la dégérescence neuronale

  • maintenir le lien à l’autre tout en restant à l’écoute de soi et de ses propres capacités pour entamer le long parcours de l’accompagnant.

 

Les techniques utilisées ont été approuvées par Nelly SEBON, Sophrologue Caycédienne et orthophoniste, qui a adapté la méthode Caycedo à l'attention des patients atteints de maladies neurodégénératives. « Maladie d’Alzheimer et Sophrologie Caycédienne » Nelly SEBON

 

PARKINSON

QU'EST CE QUE LA MALADIE DE PARKINSON ?

 

"La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative chronique, lentement évolutive, d'origine le plus souvent inconnue. Elle touche une structure de quelques millimètres située à la base du cerveau et qui est composée de neurones dopaminergiques qui disparaissent progressivement. Leur fonction est de fabriquer et libérer la dopamine, un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements du corps, en particulier les mouvements automatiques."

Source FRANCE PARKINSON

Dans un même mouvement, l'avènement de la stimulation cérébrale profonde, avec les bénéfices moteurs spectaculaires qu'elle autorise et le développement de la neurologie comportementale, s'intéressant désormais au "cerveau social", ont mis en lumière l'importance des troubels émotionnels et motivationnels survenant au cours de la maladie de Parkinson. Dominant ce qu'il est convenu d'appeler les symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson, l'anxiété et la dépression de même que l'apathie précèdent parfois l'apparition des troubles moteurs classiques et altèrent toujours considérablement la qualité de vie des patients parkinsoniens et de leur entourage.

Pr Marc Verin - Chef du service de Neurologie CHU Rennes

 

 

E. GUILLEMIN

Spécialisée dans la prévention et l'accompagnement des personnes atteintes de maladies dégénératives, j'ai suivi la formation de Christèle NEUMAGER sophrologue et du Pr Marc VERIN, Spécialiste de la maladie de Parkinson et Chef du Service Neurologie du CHU de Rennes - Il a créé et dirige l'unité de recherche "Comportement et Noyaux Gris Centraux"

LA SOPHROLOGIE CAYCEDIENNE ET PARKINSON ?

 

"Dans le champ des possibles, les options médicamenteuses comme non médicamenteuses, chimiques ou comportementales, doivent être évoquées sans a priori, tant émotion et action, dans cette pathologie plus que dans toute autre, sont indissociables."

Pr Marc VERIN - CHU Rennes - servie neurologie

 

Séance individuelle ou à deux (aidant-aidé), durée 45 min. :

 

  1. Echange (difficultés rencontrées, élaboration d'un protocole personnalisé)

  2. Séance de Sophrologie Caycédienne (env 20mn)

  3. Description de ses ressentis

  4. Mise en place des exercices à réaliser dans la vie quotidienne

 

Le corps ne répondant plus de façon automatique et autonome, la sophrologie Caycédienne aide progressivement à mobiliser le corps et ainsi être plus vigilant et adapter une meilleure posture.

 

Les exercices corporels pratiqués lors des séances de sophrologie permettent de mobiliser le corps afin de diminuer :

 

  • troubles moteurs : tremblements, rigidités, akinésies (difficulté à initier un mouvement) ou dyskinésies (mouvements anarchiques), blocages à la marche, troubles de l'équilibre

  • troubles non-moteurs : anxiété, dépression, troubles cognitifs et/ou douleurs, troubles gastro-intestinaux, troubles respiratoires, du sommeil. 

 

40% des patients atteints de la Maladie de Parkinson sont anxieux et il est possible que l'anxiété aggrave les symptomes moteurs. Les troubles anxieux les plus fréquents sont les attaques de panique.

La sophrologie permet d'apprendre à gérer ces situations et ainsi améliore la qualité de vie.

 

"Le bien-être émotionnel influence considérablement l'état moteur, en retour, le statut moteur a un impact sur l'état thymique.  C'est la raison pour laquelle l'équipe de Neurologie du CHU de Rennes s'est proposée de démontrer l'intérêt de la sophrologie pour la prise en charge de la maladie de Parkinson. Cette technique est susceptible d'améliorer le bien-être physique et psychique des patients."

Source "Dépression, Anxiété et Apathie dans la maladie de Parkinson -

Pr M.VERIN Chef du Service Neurologie CHU RENNES"